Le jour où je n’ai plus rien contrôlé : mon burn out

Cela fait quelques temps que je suis absente sur le blog et partiellement présente sur les réseaux sociaux. Vous le savez si vous me suivez sur Instagram, j’en ai fini avec mon métier d’auxiliaire de vie à domicile.

Avant d’en arriver là, j’ai eu une période sombre. J’étais mal, psychologiquement d’abord mais physiquement ensuite. Faire bonne figure, je sais faire, je l’ai fait tellement de fois que c’est une seconde nature chez moi. Sourire, dire que tout va bien, qu’on est juste fatiguée, c’est facile, mais se rendre compte qu’on se ment à soi-même, c’est autre chose.

Depression dog

Étant donné que j’avais eu des soucis de santé (coucou l’endométriose) et des soucis matériels cumulés, je n’ai pas tout de suite compris que le vrai problème de mon état dépressif était lié à mes conditions de travail. Entre les horaires en coupure, les nombreux kilomètres (allers-retours) entre chaque client non payés, l’impression que personne ne nous écoute, les clients ou leur famille qui nous traitent comme de la merde… Même aller chez ma cliente préférée était une corvée. J’étais épuisée, je vomissais les veilles de reprise de semaine, parfois même le lundi matin, je piquais du nez sur la route, bref, grosse ambiance !

A la maison, j’étais constamment de mauvaise humeur, je n’avais plus aucune patience pour personne, mon fils commençait à en faire les frais et c’est ce qui m’a fait réagir.

Comment je pouvais être si odieuse avec mes deux hommes que j’aime par dessus tout ?

Qu’est ce qu’il m’arrivait ?

J’ai été chez mon médecin, qui a vite compris d’où venait le problème. On a commencé par un arrêt, puis les angoisses revenaient, entraînant des crises, réveillant mes anciens démons (mes TCA, dont je parlerai dans un autre article, maybe). J’ai refusé les anti-dépresseurs car j’ai déjà eu ce type de traitement et clairement ça a donné ça : Sans AD j’étais mal, avec AD, j’étais mal mais je n’en avais rien à carrer (et je trouve ça dangereux). On a prolongé l’arrêt, j’ai demandé l’aide de la médecine du travail (qui ne m’a été d’aucune utilité), je me suis posée la question de savoir si ça ne serait pas mieux sans moi (oui, la dépression, c’est dur à écrire avec du recul), puis finalement j’ai osé, avec le soutien de mon amoureux : demander une rupture conventionnelle. Sans rentrer dans les détails, elle a été acceptée. J’ai mis quelques jours pour m’y faire, mais j’allais être libérée de mes chaînes.

liberee-delivree
Oui, c’est le GIF parfait !

Oui mais après, qu’est ce que j’allais faire de ma vie professionnelle ?

J’ai pris sur moi, je me suis relevée et aidée de la psychologue de Pôle emploi, on a fait le tri dans mes choix afin de trouver ma voie dans quelque chose de totalement différent.

Aujourd’hui, je construis mon projet doucement, j’ai des rendez-vous qui peut-être aboutiront à mon plan A, sinon, j’ai un plan B. Je n’en dirai pas plus car je suis superstitieuse. 

Aujourd’hui, je me relève doucement, je me remets doucement de cette période sombre qui s’éclaircit de plus en plus. Je sais que je ne suis pas à l’abri d’une énième poisse, cette année n’est pas encore terminée et je la déteste. Mais j’ai foi en mes projets, même si pour les réaliser, je dois repousser des projets personnels.

Stronger

Le burn out, c’est plus courant que ce qu’on ne pense, mais c’est souvent pris pour de la faiblesse, voire de la fainéantise pour ne pas bosser. J’ai appris à me moquer de l’avis des autres, ce qui fait que j’ai osé m’en aller, et que j’ose en parler ici, mais ça n’est pas le cas de tout le monde.

N’ayez pas honte, vous pouvez être à bout au boulot ou à la maison pour diverses raisons, ce n’est pas anormal, c’est que vous avez pris sur vous trop longtemps. Essayez de parler avec des proches compréhensifs, votre médecin, ou même la médecine du travail. Ne laissez pas ce burn out vous envahir, vous bouffer et faire de votre vie un enfer digne de l’upside down (ceux qui ont la référence, dites le en commentaires ☺).

upside down

Prenez soin de vous… ♥

Laetitia

2 commentaires sur “Le jour où je n’ai plus rien contrôlé : mon burn out

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